top of page

Dans Ta Tête - Création théâtre de rue envisagée 2028

DANS TA TÊTE

Création envisagée 2028

​

SPECTACLE TOUT PUBLIC DÉAMBULATOIRE

​

DÈS 6 ANS

DURÉE ENVISAGÉE 1h

 

 

MISE EN SCÈNE ET ÉCRITURE

Stéphanie Bailly

 

JEU

4 comédiens

 

CHARGÉE DE PRODUCTION Aude Meier

​

​

Planning des Résidences 

​

Octobre 2024

Prunier Sauvage à Grenbole (38)

1 semaine d’écriture préalable

 

Janvier 2025

Fabrique Jaspir à St-Jean de Bournay (38)

1 semaine de recherches préalables avec les comédiens

 

Février 2026

Participation à une résidence d’écriture au plateau du Grand Colossal Théâtre aux Ateliers Frappaz à Villeurbanne

 

23 au 30 octobre 2026

Pot-au-Noir à St-Paul-les-Monestier (38) Reprise de création avec les comédiens (REPORTE)

 

Suite du calendrier à caler

​

1eres représentations envisagées

Mai 2028

​


Demandes de Résidences en cours

S’entendre ne nécessite-t-il pas de s’entendre ?

NOTE D'INTENTION

"J’ai souvent vécu des situations de vie, où il me semblait que des voix mentales contradictoires interagissaient de manière conflictuelles en interne dans ma tête.

Par exemple, il m’est arrivé d’être témoin mental d’altercations entre « celle qui se doit d’être à l’heure » et « celle qui voudrait profiter de l’instant présent», ou lors d’une tentative de méditation, de dialogues mentaux incessants. Ces entités ici envisagées n’ont, dans ma tête, pas les mêmes voix, les mêmes timbres, ni les mêmes intonations et de fait, par extrapolation, ni les mêmes enjeux, les mêmes personnalités.

Mon intérêt pour ces perceptions analytiques intuitives m’a amené à m’intéresser à des lectures scientifiques sur le sujet  notamment l’excellent ouvrage « Le Mystère des voix intérieures », d’Hélène Loevenbruck, Directrice de Recherche en neurolinguistique au CNRS (désormais scientifique associée au projet) Mes recherches et lectures m’ont amenée à découvrir l’endophasie, soit la science du langage mental, me permettant de développer la conscience, puis l’analyse, de ma propre endophasie.

 

Le projet de ce spectacle est de donner corps à nos voix mentales et les transformer en personnages en les faisant jouer par des acteurs, nous permettant de « faire jouer » nos ambivalences personnelles, nos dilemmes, nos conflits internes, et ainsi de donner à voir nos intérieurs.

Loin du personnage, ce spectacle m’emmène vers l’individu lambda, ses difficultés et vulnérabilités du quotidien ; et creuser dans sa tête me permet de donner à voir, toutes les entités qui nous composent, leurs voix contradictoires et la difficulté de dealer avec elles pour faire un soi.

 

Ne sommes-nous pas finalement médiateur de nous-même ?

Avec la création de « ELLE » (création 2019), où la protagoniste est placée face à aux injonctions sociétales de genre et de « L’Autre » (Création 2026) où le personnage est placé face à la difficulté d’être en rapport à l’altérité dans une proposition sans parole, j’observe mon intérêt pour nos petits dilemmes intérieurs, nos vulnérabilités, nos difficultés à dealer avec le vivre-ensemble.

S’entendre ne nécessite-t-il pas de s’entendre ?"

​

Stéphanie Bailly, autrice du texte et metteuse en scène

​

LE LABORATOIRE D’ÉCRITURE AVEC DES HABITANTS (22-23) - (24-25)

-> voir le détail ici <- 

De septembre 2022 à juin 2023, un groupe de 12 habitants comédiens amateurs du Trièves a travaillé 2h30 hebdomadairement avec Stéphanie Bailly, autrice et metteuse en scène de théâtre, notamment pour la rue, autour de cette question de l’endophasie, nos voix mentales.

Différentes formes d’écritures intuitives ont été proposées et ont permis à ce groupe de produire des écrits.

Parallèlement à ce travail, Stéphanie Bailly a travaillé à la production de textes complémentaires sur ces situation de dichotomies (voire multichotomies) mentales.

Ces deux écritures parallèles ont permis l’élaboration d’un texte qui a été suivi par un travail de mise en jeu et en scène en déambulation dans l’espace public qui a été présenté le 26 juin 2023 à Clelles (38) et le 2 juillet 2023 à Mens (38) dans le cadre du festival la Rurale.

 

En 2024-2025, un nouveau groupe d’habitants s’est proposé de travailler hebdomadairement sur cette question de l’endophasie et de sa mise en corps. Un aller-retour a ainsi eu lieu entre les premiers temps d’écriture de Stéphanie Bailly, le premier travail au plateau avec l’équipe de comédiens professionnels et le groupe d’habitants auto-chercheurs sur leur propre endophasie.

 

« Le premier travail préalable à l’écriture, mené avec le groupe d’habitants en 22-23, a été très important et précieux pour moi car il a permis de tester le principe premier de mise en corps et en jeu des voix mentales et d’en tester les limites : est-ce qu’on comprends qui incarne le protagoniste et qui incarne une voix mentale ? Est-ce que ces voix peuvent s’adresser au protagoniste ? Échanger directement entre elles ? Agir dans l’espace ? De nombreuses questions ont ainsi été élucidée grâce à ce travail préalable bien précieux. Des problématiques complexes ont également émergé : peut-on faire dire nos pensées racistes, misogynes ou même perverses en espace pubic ? Qu’elle est la limite de ce qui est montrable ? "

« On peut parler dans sa tête volontairement. On peut le décider. Par exemple (…), tout à l’heure, j’ai lu « Voiture 8. Place 101. » Je me le suis répété régulièrement pour trouver ma place sans regarder mon billet toutes les 2 secondes. Pour retenir un numéro de téléphone, un code ou une liste de course, on se les dit en boucle. Pour la construire même, cette liste de courses, on peut se parler intentionnellement. (…) Mais notre langage intérieur est parfois délibéré. Cela arrive le plus souvent dans des moments de rêverie éveillée, ce qu’on appelle en science cognitive, la vagabondage mental verbal. Cette variante endophasique semble faire irruption, elle est comme imprévue, non volontaire, non intentionnelle. L’endophasie non intentionnelle survient quand on est pris dans une tâche automatique – faire la vaisselle ou passer la tondeuse (…) On peut aussi se mettre à parler intérieurement quand on marche seul, quand on est dans le bus, à vélo.  (…) L’endophasie quand elle est non intentionnelle est souvent fugace, évanescente, fugitive. Il est parfois même difficile de se souvenir de ce qui vient de nous traverser. D’autant plus que cela peut être très éloigné de la situation présente et peut sembler passer du coq à l’âne.»

​

Extraits du livre « Le Mystère des voix intérieures, d’Hélène Loevenbruck, édition Denoël, 2022

Compagnie l'Accord des On - MIXAGES - 153, rue du Dr Sénebier 38710 MENS - accord.des.on@gmail.com - Siret n°793 525 320 00024 / APE 9001 Z / Licence PLATESV-R-2022-011121 / PLATESV-R-2022-011122  © 2026 by LASTEPH

bottom of page